Critique par Raphaël Probst
Le film de Leonardo Medel nous fait découvrir Verònica Lara, femme d’un célèbre joueur de foot chilien. Entre shootings photos insipides, course insensée aux abonnés Instagram et haine maternelle, la vie de Verònica est aussi vide que malsaine.
La Verònica évoque des problématiques actuelles comme l’importance grandissante que l’on accorde à notre image sur internet, mais aussi des sujets intemporels comme la jalousie mère-fille.
L’immersion
dans ce conte morbide où le paraître triomphe de l’être est complète. Le pari de faire un film d’une heure quarante en gardant un cadrage unique est particulièrement pertinent et réussi. L’immersion dans cet univers captivant et glaçant est assurée par une maîtrise exceptionnelle de l’hors-champ : une grande partie des actions se déroulent en dehors du cadre. Ce parti pris inattendu laisse place à l’imagination. La lassitude du cadrage est évitée grâce aux idées ingénieuses de mise en scène, ainsi qu’au jeu d’acteur impressionnant de Mariana Di Girólamo. Ainsi, le malaise et l’enfermement de Verònica nous sont parfaitement retranscrits.
dans ce conte morbide où le paraître triomphe de l’être est complète. Le pari de faire un film d’une heure quarante en gardant un cadrage unique est particulièrement pertinent et réussi. L’immersion dans cet univers captivant et glaçant est assurée par une maîtrise exceptionnelle de l’hors-champ : une grande partie des actions se déroulent en dehors du cadre. Ce parti pris inattendu laisse place à l’imagination. La lassitude du cadrage est évitée grâce aux idées ingénieuses de mise en scène, ainsi qu’au jeu d’acteur impressionnant de Mariana Di Girólamo. Ainsi, le malaise et l’enfermement de Verònica nous sont parfaitement retranscrits.
L’intrigue
est bien construite et compréhensible malgré sa chronologie non linéaire. La fluidité des transitions temporelles est assurée par l’attention particulière portée au design sonore. Les couleurs sont tantôt kitsch et saturées, tantôt sombres et crues. Cette dualité lumineuse et colorimétrique met en contraste la vie de rêve superficielle de Verònica et sa vie, elle bien réelle, remplie de jalousie.
est bien construite et compréhensible malgré sa chronologie non linéaire. La fluidité des transitions temporelles est assurée par l’attention particulière portée au design sonore. Les couleurs sont tantôt kitsch et saturées, tantôt sombres et crues. Cette dualité lumineuse et colorimétrique met en contraste la vie de rêve superficielle de Verònica et sa vie, elle bien réelle, remplie de jalousie.
Leonardo Medel nous livre un film original, intriguant et rempli d’émotions.
Raphaël Probst
Festival Black Movie 2021