Critique d’Elisa Delaloye à propos du film Vainilla, de Mayra Hermosillo

Vainilla est un film mexicain réalisé par Mayra Hermosillo. Il raconte le quotidien d’une famille composée exclusivement de sept femmes, réparties sur trois générations, qui vivent ensemble sous le même toit. Leur vie, déjà fragile, bascule lorsqu’elles sont confrontées à une saisie hypothécaire. Pour éviter de perdre leur maison, elles doivent trouver de l’argent par tous les moyens possibles afin de pouvoir continuer à cohabiter et préserver ce foyer qui les unit.

Tout au long du film, le spectateur suit principalement Roberta, une petite fille de huit ans. À son jeune âge, elle se montre extrêmement curieuse et se pose de nombreuses questions sur le monde qui l’entoure. Son regard innocent et sincère permet d’aborder des thèmes complexes avec sensibilité, tout en mettant en lumière les tensions et les émotions qui traversent cette famille féminine.

De plus, la temporalité de l’histoire se déroule durant la fête des pères, un choix symbolique fort qui met en parallèle cette célébration avec une vie entourée uniquement de femmes, sans aucune présence masculine ni figure paternelle. Roberta, troublée par l’absence de père dans sa vie, cherche à comprendre cette situation. Peu à peu, elle apprend que, malgré tout, sa famille représente ce qu’elle a de plus précieux.

En conclusion, Vainilla transmet une véritable leçon de vie et un état d’esprit. Il plonge le spectateur dans le quotidien de cette famille atypique, tout en mettant en avant leur lutte pour rester unies face aux difficultés. Le récit souligne l’importance des liens familiaux et montre que l’amour et la solidarité peuvent exister sous des formes multiples, même dans les contextes les plus fragiles.