Critique d’Elisa Delaloye à propos du film Singing Wings, de Hemen Khaledi

Singin Wings, réalisé par le cinéaste Hemen Khaledi, est un film documentaire se passant dans un village isolé en Iran. Le long métrage raconte le quotidien de Khadijeh, une vieille femme étonnante, et de sa famille bousculée par l’arrivée d’un nouveau membre, une cigogne nommée « œil noire ». Le village abrite plusieurs nids de ces oiseaux très appréciés du village. En effet, les villageois fêtent les arrivées et les départs migratoires de cigognes et portent une importance particulière à cette espèce adorée de tous.
Blessée par un câble électrique non protégé, Œil noire, la cigogne recueilliée, apprend à vivre avec Khadijeh, qui donne tous les moyens afin de la soigner pour qu’elle puisse retourner dans les airs avec les siens. Le film raconte d’une façon poétique l’amitié naissante entre cette vieille femme et l’œil noir. De simple habitante à une amie : son histoire réussit étonnamment à nous surprendre par de simples actions et différents dénouements aussi drôles que touchants.
Par ailleurs, avec ce film le réalisateur crée notamment un lien entre la migration de l’oiseau et celui de la fille de Khadijeh, qui se prépare à quitter le village pour rejoindre son mari au Royaume-Uni. Tout au long du film, ce parallèle migratoire nous est exposé tante à nous, spectateurs, comme à Khadijeh et son mari qui doivent se préparer à l’envol de leur fille.
En conclusion, l’approche du documentaire est très douce, poétique et agréable à regarder. Et l’attachement de cette vieille femme pleine de surprises et d’énergie, ainsi qu’aux cigognes du village, est inévitable.