Critique de Roxanne Boussard à propos du film Belén, de Dolores Fonzi

Le film Belén de Dolores Fonzi raconte le procès de Julieta, une jeune femme accusée d’avorter de façon clandestine dans un pays dans le quelle l’avortement est illégal. Elle se présente à l’hôpital alors qu’elle a de violents maux de ventre. Mais elle finit au poste de police après qu’un fœtus ait été trouvé dans les toilettes de l’hôpital. Belen, met en avance, la violence que l’État exerce sur le corps des femmes en Argentine et dans le reste des pays sud-américains. Il montre les lourdes poursuites judiciaires qu’il peut y avoir par suite de ces actes de liberté dits illégaux.

L’histoire est racontée du point de vue de l’avocate. Celle-ci, Soledad Deza, participe à l’affaire mettant sa vie en danger pour la cause féministe. Les difficultés rencontrées par Soledad au cours du procès, ce soient ses cauchemars ou les menaces qu’elle reçoi, donnent une autre dimension au film le rendant plus réaliste. Finalement, les doutes que sa génère chez Soledad au début du film s’effacent grâce au soutien qu’elle reçoit et à l’émotion des femmes qui sont libères grâce à elle.

La dualité entre le vert et le rouge m’a paru intéressant. La couleur du sang, très présente au début du film, est peu à peu remplacée par le vert, couleur qui représentante la lutte en faveur de l’avortement légal en Argentine.

Dans le film, la colère de ces femmes est émouvante ; leur nombre les rend fortes et courageuses. Ce film est plein d’espoir, car il empêche le spectateur de justifier le point de vue des oppresseurs. Belén donne envie de se battre !